[LOEW] Grand in-8° relié, demi-basane de l'époque, frontispice, 330 pages - un cachet rédimé de la bibliothèque Méjanes d'Aix-en-Provence - - - - - Jean Joseph Pierre Pascalis (né à Eyguières le 6 février 1732, mort à Aix-en-Provence le 14 décembre 1790) est un avocat qui eut une influence locale importante au début de la Révolution française. Il avait été assesseur d'Aix et procureur du pays de Provence sous l'Ancien Régime. Il est élu député du tiers état en remplacement de Joseph Servan, mais il refuse son élection. Ses positions monarchistes, et notamment son discours du 27 septembre 1790, poussent un groupe de patriotes à l'arracher du château de la Mignarde (quartier des Pinchinats) où il s'était retiré, pour le jeter en prison à Aix. La prison où il est enfermé avec un royaliste, M. de Guiramand, est prise d'assaut par une foule qui les pend à un réverbère. Sa tête est ensuite tranchée et exhibée au bout d'une pique pendant 3 heures sur la route menant à Marseille. Pour Charles de Ribbe, Pascalis se consacrait « à ce pays la Provence ». Et d'ajouter : « Non seulement il s'y consacra, mais il y sacrifia son repos, sa santé ; il poussa l'immolation au point de préférer mourir plutôt que de paraître manquer à ses principes. Il combattit pour le salut de la Provence et pour la Provence. Sa mort fut la mort de notre pays, la mort de nos libertés. » Une plaque à la mémoire de Pascalis fut apposée sur sa maison située au 34, cours Mirabeau en 1996 à l'occasion du Congrès du Félibrige qui se tenait cette année-là à Aix-en-Provence. Elle rappelle le souvenir de « ce grand patriote qui devant le parlement et les états-généraux de Provence assemblés pour la dernière fois protesta hautement et courageusement contre l'abolition des libertés provençales et mourut martyre de sa protestation » (Frédéric Mistral, 1913)