In-4° broché couverture d'attente moderne imprimée, 15 pages. Papier jauni, quelques surlignures de l'époque au crayon rouge. En 1585, la ville tomba aux mains de Philippe II à l'issue d'un siège de treize mois, la ville étant défendue par Philippe de Marnix de Sainte-Aldegonde. En conséquence, les Provinces-Unies du nord fermèrent l'accès à l'Escaut dans le but de priver les Espagnols des avantages de leur victoire, ce qui naturellement eut des conséquences catastrophiques sur l'économie de la ville. Abandonnée par les protestants, que Philippe II visait plus particulièrement et qui constituaient une très large part de l'élite commerciale et intellectuelle de la ville, Anvers vit sa population se réduire de moitié en moins de 20 ans. Puis, jusqu'à la moitié du xviie siècle, elle profita de la présence d'artistes tels que Rubens, Van Dyck, Jordaens et Teniers ou encore les familles de sculpteurs Quellin et Verbrugghen ainsi que plusieurs imprimeurs et célèbres facteurs de clavecins anversois. À l'issue de la guerre, la royauté des Habsbourg espagnols sur les Pays-Bas du Sud finit par être transférée, par accord féodal, aux Habsbourg d'Autriche. Une opposition à ceux-ci se développa, comme sous les Habsbourgs d'Espagne. Il en résulta finalement un soulèvement en 1787-1789 et les Autrichiens furent battus. L'État indépendant des États belges unis fut proclamé à Bruxelles et Anvers y participa. Mais le retour en force des Autrichiens en 1790 et l'attaque des armées républicaines de la Révolution française mit fin à cette brève indépendance en 1792.