In-4° broché, sous couverture d'attente, exemplaire à grandes marges non massicoté, 166 [1] pages. L'exemplaire de thèse est très rare, la version éditée quatre mois plus tard, comporte 170 pages et présente de nombreuses modifications dans le texte. Le président du concours cette année était Ambroise Tardieu, assisté de Chauffard et Trousseau ; les compétiteurs étaient Benjamin Ball, Desnos, Adrien Proust, Isambert, Martineau, Constantin Paul, Jules Simon Raynaud passera avec succès cette épreuve. Maurice Raynaud est né le 10 août 1834 à Paris, il était le fils de Jacques-Auguste Raynaud professeur au Collège Royal Bourbon (aujourd'hui Lycée Condorcet) et de Félicité-Marie Vernois. Il a débuté ses études médicales à l'Université de Paris avec l'aide de son oncle, le médecin parisien bien connu Ange-Gabriel-Maxime Vernois (1809-1877), et a obtenu son doctorat en médecine en 1862, avec sa thèse: "De l'asphyxie locale et de la gangrène symétrique des extrémités". Il est devenu ainsi l'un des très rares à parvenir à la renommée éponyme avec son sujet de thèse. Le syndrome de Raynaud était né. Il se manifeste par le blanchissement de l'extrémité des doigts par suite d'une exposition au froid. Il a également obtenu la même année un doctorat ès lettres, avec sa thèse: "Les Médecins au temps de Molière". En 1865, il est médecin du bureau central et le cours de clinique médicale lui est confié à l'Hôtel-Dieu en remplacement de Piorry (1865-1866). En 1866, il est chargé de cours sur les maladies mentales et nerveuses. L'année suivante il est professeur suppléant de pathologie interne en remplacement de Monneret. En 1868, il est Médecin des Hôpitaux à Sainte Périne, Saint-Antoine (1872), Lariboisière (1872) et en fin La Charité ou il finira sa carrière. HIRSCH IV-738