Paris, Librairie Arthus Bertrand, 1836. In-4° de 24 pp. et 5 planches hors-texte de 31 figures (dont 1 figure de la dernière planche en couleurs), reliure cartonnée moderne, piqué, trace d'humidité sur la première page. « Lu à l'Académie des sciences, dans sa séance du 22 février 1836 ». Edition originale du médecin et zoologiste, Duvernoy est alors mentionné comme correspondant de l'Académie Royale des Sciences de l'Institut de France. Le présent ouvrage est écrit quatre ans après la mort du maître de Duvernoy : Georges Cuvier. C'est en effet lui qui l'a formé, puis c'est par la suite avec lui qu'il collabore à l'occasion de nombreuses publications. Cet ouvrage fait donc partie de ceux qui se placent dans la continuité des recherches de Cuvier, d'autant plus que l'année suivant sa parution sera marquée par la succession de Duvernoy à son maître à la chaire d'histoire naturelle des corps au Collège de France. On remarque la précision de l'étude anatomique qui se focalise dans un premier temps sur les systèmes de déglutition des perroquets et des pélicans, puis sur celui des reptiles (caméléons et crocodiles) étudié dans sa plus large acception (langue étendue hors de la bouche, muscles de la langue, vaisseaux sanguins, état de repos, mouvements de la langue.). Les conclusions de cette recherche laissent entrevoir la minutie comparable à celle que l'on retrouve dans les planches lithographiées, par exemple : « Nous avons démontré que cette poche, dont les parois reviennent si promptement sur elles-mêmes quand elles ont été distendues par la pesanteur de la proie que l'animal avale, doit surtout cette force contractile à un réseau de tissus élastique qui entre dans la composition de ces parois ».