In-4° broché sous couverture d'attente de papier ancien de l'époque, exemplaire en parfaite condition (cf le scan de la couverture), 18 pages. Le mot inoculation (du latin inoculatio, par l'anglais inoculation a d'abord désigné la variolisation, procédé de traitement de la variole apporté de Constantinople en Angleterre, au début du xviiie siècle et qui consistait à protéger le sujet d'une forme grave de cette maladie en le mettant en contact avec de la substance prélevée sur les vésicules d'une personne faiblement atteinte. En France, ce n'est qu'à partir du milieu du xviiie siècle que s'est diffusée la pratique de la variolisation. La Condamine s'est battu pour son introduction, donnant en 1754, 1758 et 1765 trois mémoires à l'Académie des sciences sur « l'inoculation de la petite vérole ». Par une première extension de son sens, le mot s'est appliqué à toute introduction d'un agent infectieux dans un organisme, du fait de l'intervention humaine et dans un but thérapeutique. Ainsi d'abord de l'« inoculation de la vaccine », ou vaccination, méthode également préventive et qui a succédé à la variolisation. Ainsi, plus tardivement, et pour prendre cette fois un exemple de type curatif, de l'« inoculation du paludisme » dans le traitement de la syphilis par la malariathérapie. Mais par la suite, le même mot en est venu à désigner l'introduction dans un organisme de tout agent pathogène, volontairement ou non, et du fait ou non de l'intervention humaine. En effet, l'agent peut être un venin, une toxine ou un poison, inoculé par un animal aussi bien que par l'homme et, quand il l'est par l'homme, dans une tout autre intention que thérapeutique.